
Pour tes 57 printemps, mon joaillier préféré,
Tu restes cet homme-orchestre, Arnaud.
Un alchimiste capable de transformer l'or brut en poésie,
Les pierres précieuses en éclats de rire,
Et nos trente-cinq ans de vie commune en une éternité... toujours trop courte.
Tu es né avec un crayon dans une main et un livre dans l’autre.
L’un pour dessiner des bijoux aussi audacieux que les ponts de Calatrava,
L’autre pour nourrir ton âme de jazz, de montagnes enneigées (et imprévisibles, comme toi),
Et de Coccinelles qui sentent l’essence et l’aventure.
Tu es celui qui murmure à l’oreille des diamants comme d’autres murmurent aux chevaux.
Ce coureur de 20 km qui sprinte pour les bonnes causes,
Ce plongeur qui remonte des coquillages et crustacés…
Et des blagues à faire rougir un vieux loup de mer.
Tu collectionnes les voitures comme d’autres les timbres,
Sauf que tes « timbres » ont des moteurs qui ronronnent plus fort que des chatons,
Et que ta Cox est au moins aussi fidèle que nos deux chiens, Hubert et Tabatha.
Et moi ?
Je suis la passagère clandestine de tes escapades.
Celle qui ne sait jamais si on roule vers Knokke
Ou vers une expo de Dotremont.
Où tu m’expliqueras (pour la 11e fois)
Pourquoi ses logogrammes sont des coups de génie méconnus.
Tu es ce père qui a appris à nos enfants que les bijoux,
C’est comme la vie :
Ça se polit, ça se répare, et parfois, ça se casse.
Mais c’est toujours plus beau quand c’est serti d’un grain de folie.
Tu es mon mari, mon complice.
Celui qui me fait rire quand le ciel est gris,
Qui me surprend quand je crois avoir tout vu,
Et qui, après trois décennies, me donne encore envie de danser en pyjama troué
Sur un air de Joe Jackson à trois heures du matin.
Alors aujourd’hui, je t’offre cette ode :
Une création de mots un peu cabossés, un peu brillants,
Comme tes œuvres : fragiles, indestructibles et parfaites à la fois.
Parce que finalement, Arnaud Wittmann,
C’est toi l’œuvre d’art la plus précieuse de mon atelier.
Joyeux anniversaire, mon amour.
Que cette année soit aussi étincelante qu’un diamant sous le soleil de midi,
Aussi franche que le trait de ton crayon,
Et aussi pleine de rebondissements que tes projets les plus farfelus.
Tania